Le spectacle

Oliver Twist le Musical

Une troupe de 15 comédiens – chanteurs – danseurs et un orchestre de 6 musiciens revisiteront avec passion et génie le chef-d’œuvre de Charles Dickens. Quand un monument de la littérature classique nous replonge dans les tréfonds du XIXème siècle londonien… Quand tantôt la noirceur, tantôt l’éclat des personnages de Dickens vibrent à l’unisson avec bois, cordes, cuivres, claviers et percussions… La magie ne peut opérer qu’à la Salle Gaveau. Son charme ancien et son acoustique exceptionnelle donneront toute sa quintessence à ce petit bijou dans lequel la beauté de l’histoire et la qualité de son interprétation toucheront en plein cœur les adultes comme les plus jeunes. Plus qu’un musical, ce spectacle est une course à la Vie : depuis sa naissance, Oliver lutte pour se frayer un chemin et surmonter un à un les dangers, les obstacles, les manipulations. C’est cet incroyable et saisissant parcours, écrit et mis en musique par Christophe Delarue et Shay Alon, mis en scène par Ladislas Chollat, que la Salle Gaveau, classée monument historique, vous permettra de vivre à pleins poumons à partir du 23 septembre 2016.
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Shay Alon – Compositeur, directeur musical C’est en Israël que je me suis attelé à créer Oliver Twist, pour une production qui n’a pas vu le jour. L’idée, restée dans un coin de ma tête, est devenue projet 7 ans plus tard avec Christopher Delarue. Nous avons décidé de garder la base musicale et de réécrire notre propre spectacle. L’histoire, touchante, nourrie de personnages hauts en couleur, m’a très rapidement inspiré pour la composition musicale. J’ai voulu, par son biais, mettre en relief la noirceur de l’histoire mais aussi l’espoir de cet enfant face à la réalité misérable du XIXème siècle. J’espère être parvenu à y ajouter une touche d’humour et de sarcasme que l’œuvre méritait.
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Christopher Delarue – Auteur, parolier Oliver Twist est une très belle histoire. Une histoire sombre aussi, où les mots n’ont pas peur d’être dits, où la violence surpasse de loin l’idée que l’on pouvait s’en faire. Accompagner Shay Alon dans l’écriture de cette comédie musicale fut pour moi un défi accepté sans l’ombre d’une hésitation. Je n’avais pas envie d’écrire une histoire pour les enfants, édulcorée, légère et insouciante. Méconnue en France, cette œuvre majeure de Charles Dickens fait partie intégrante de la culture anglo-saxonne. J’ai envie de la faire (re)découvrir à la Salle Gaveau, et d’accompagner son succès – je l’espère – haut et loin !
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Ladislas Chollat – Metteur en scène Avant l’œuvre, ce sont la musique de Shay Alon et le travail d’écriture de Christopher Delarue qui m’ont séduit. Leur travail commun sonne comme un révélateur du roman de Dickens. Le livret en conserve l’essentiel, les musiques y apportent une poésie, une émotion, un humour, teintés de modernité. Oliver Twist résonne cruellement avec notre époque, l’oeuvre n’a sans doute jamais été aussi contemporaine. J’ai puisé mon envie de mettre en scène ce projet dans l’énergie musicale dégagée par le formidable travail de Shay et Christopher. Je tâcherai dans ma mise en scène d’Oliver Twist de montrer le monde de Dickens à travers les yeux de l’enfant qui le découvre. Je demanderai aux comédiens d’adopter un jeu réaliste, qui souligne les traits du dessin sans jamais tomber dans la caricature. Je veux que tout soit vrai. Que l’on ressente la faim, le froid, la détresse. Que l’on touche du doigt ce monde terrifiant dépeint par Dickens. Je veux que les moments chantés nous transportent ailleurs, nous fassent rêver pleinement avant de revenir à la réalité crasse. Des paillettes et des lumières au milieu des poussières et de la saleté. Affiches publicitaires, gravures et pages arrachées de roman donneront à la scène son unité esthétique. Il y aura plusieurs étages dans le décor. En haut, les classes aisées. En dessous, le monde des voleurs, à l’avant-scène la rue, qui se prolongera dans les allées de part et d’autre des spectateurs. La scène sera vide au début du spectacle, pleine à la fin de tous les éléments de décor qui s’y seront accumulés : caisses, cercueils, coffres et valises. Mais ici les pauvres ne seront pas habillés en marron comme ils le sont trop souvent au cinéma. La misère sera en couleurs. Car si les pauvres ont peu ou rien, on ne peut leur enlever cela. La couleur. Et l’envie de rêver à des jours meilleurs.
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La résonance du roman de Dickens

On pourrait résumer la morale de l’histoire d’Oliver Twist en une seule phrase : à la force de ses rêves, il a changé son destin ! En 2015, l’espoir est plus que jamais un vecteur d’actualité, un besoin communément exprimé, quelles que soient les générations, les communautés, les identités. Tout le monde, petit comme grand, peut trouver une part de lui-même dans le personnage d’Oliver. Oliver a traversé une série d’épreuves qui, à défaut de l’avoir abattu, l’ont rendu plus fort. La faim, la fatigue, le froid, l’esclavagisme, l’absence de famille sont autant de plaies que ce jeune garçon a dû affronter seul. Plus d’une fois, Oliver aurait pu se laisser mourir. Et pourtant, son mental d’acier, son courage exceptionnel lui ont permis de surmonter les obstacles et de faire face à l’adversité. L’œuvre de Dickens dépeint avec une étonnante justesse le monde d’aujourd’hui : sa noirceur, ses vices, ses pièges. Les Hommes sont des manipulateurs, des voleurs, des imposteurs. Il suffit néanmoins de lire entre les lignes pour apercevoir une lueur de bienveillance et parfois rire du ridicule de situations absurdes ou de personnages grotesques et caricaturaux. C’est finalement cette ambivalence qui fait d’ »Oliver Twist, le musical » un vrai divertissement dans lequel on pleure autant que l’on rit.